Parcourir le chemin de Saint-Jacques avec son chien ou voguer vers les mers du Sud avec son chat… Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux le montrent clairement : les animaux de compagnie sont des compagnons, des amis, voire des membres de la famille. Pour de nombreux expatriés ou globe-trotteurs, laisser leur compagnon derrière eux est impensable. Pourtant, voyager et s’expatrier avec un animal comporte certains défis. Voici comment les relever.
Quand votre compagnon de voyage porte de la fourrure
Toute personne souhaitant s’installer à l’étranger avec un animal de compagnie est confrontée à une multitude de règles et de réglementations complexes. Ne vous laissez pas décourager : aussi exigeant que cela puisse être, l’expatriation avec un animal est possible dans de nombreux cas. Prévoyez toutefois suffisamment de temps et de budget. Une bonne préparation est essentielle.
Attention : Les informations suivantes concernent les voyages et l’expatriation avec des chiens ou des chats. Les autres animaux de compagnie (furets, oiseaux ou animaux exotiques) ne sont pas traités dans cet article.
Conditions de base
En principe, ce sont les dispositions légales du pays de destination ainsi que celles des pays de transit qui s’appliquent. Outre les exigences spécifiques à chaque pays, votre chien ou votre chat doit généralement disposer d’un vaccin antirabique valide, d’un passeport pour animal de compagnie et d’une puce électronique.
Vaccin antirabique : Lors d’une expatriation, vous devez prouver que le vaccin antirabique est valable au moment du départ. En cas de primo-vaccination, votre compagnon à quatre pattes doit avoir été vacciné au moins 21 jours avant le voyage. En revanche, si vous renouvelez un vaccin encore valable, ce délai de 21 jours ne s’applique généralement pas. Discutez-en avec votre vétérinaire.
Consultez impérativement les directives vaccinales du pays de destination et des éventuels pays de transit, car des règles plus strictes peuvent s’appliquer.
Passeport pour animal de compagnie : En Suisse, il est délivré par tout vétérinaire autorisé à exercer. Ce document mentionne notamment les vaccinations et examens effectués. La vaccination antirabique doit également y figurer.
Puce électronique : Il s’agit d’un transpondeur de la taille d’un grain de riz, implanté sous la peau du côté gauche du cou. Chaque puce contient un numéro d’identification unique avec les informations sur l’animal et son/sa propriétaire – à condition que l’animal soit enregistré. En Suisse, l’enregistrement initial dans les bases de données nationales AMICUS (chiens) et ANIS (chats et autres) est généralement effectué par le vétérinaire.
En Suisse, l’identification des chiens par puce électronique est obligatoire. Les chats ne sont pas encore soumis à cette obligation. Si votre chat n’est pas encore pucé, vous devrez le faire avant votre départ. Les coûts varient, mais se situent généralement entre 80 et 100 francs suisses.
Quelles autres règles s’appliquent ?
Cela dépend de nombreux facteurs : le pays de destination, le pays d’origine de l’animal et l’espèce concernée. Les dispositions des pays de transit doivent également être prises en compte. Les exigences varient donc d’un cas à l’autre. Dans certains pays, les règles d’importation sont extrêmement strictes, tandis que d’autres imposent des prescriptions de transport et des obligations de déclaration. Ces démarches peuvent être longues et coûteuses ; il est donc essentiel de vous renseigner suffisamment tôt.
Si vous voyagez avec plus de cinq animaux, cela est généralement considéré comme une importation/exportation commerciale en Europe et des conditions particulières s’appliquent.
Vous pouvez obtenir des informations détaillées auprès des autorités compétentes, des services douaniers ou de l’ambassade du pays concerné. Lors d’une expatriation vers un pays non européen, des examens par des vétérinaires agréés, des formulaires spécifiques et parfois des autorisations préalables du ministère compétent peuvent être exigés. L’outil en ligne de l’Office fédéral suisse de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires peut également vous être d’une grande aide. Vérifiez toutefois toujours les informations officielles des pays concernés.
Il est en outre indispensable de consulter les règles générales relatives à la détention d’animaux dans le pays de destination : votre chien doit-il porter une muselière en public ? Votre chat peut-il se déplacer librement ? Enfin, vérifiez si votre chien peut être refusé à l’entrée ou au transit en raison de sa race. Toutes les races ou croisements ne sont pas considérés de la même manière comme « chiens répertoriés ». Un chien figurant sur une telle liste peut faire l’objet de mesures contraignantes, voire sévères. Informez-vous donc à l’avance.
Attention à la quarantaine
Certains pays imposent systématiquement une quarantaine. Dans d’autres, elle peut être exigée si les documents d’entrée sont manquants ou incomplets, si votre animal n’a pas été vacciné ou examiné conformément aux prescriptions, en cas de suspicion de maladie ou si vous arrivez d’un pays considéré comme à risque pour certaines maladies. Dans certains pays (comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Islande), la quarantaine peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Pendant cette période, l’animal est isolé et surveillé afin d’éviter l’introduction de maladies. Gardez à l’esprit que cela peut être très éprouvant pour lui. La quarantaine ou les examens vétérinaires peuvent aussi devenir très coûteux très rapidement. Si les frais ne sont pas payés, ou si l’animal est jugé non importable ou malade, une euthanasie peut même être envisagée. Réfléchissez soigneusement avant de prendre votre décision.
Ne pas oublier la radiation
En Suisse, tous les chiens doivent être enregistrés auprès de la commune ou du canton en raison de la taxe canine. Pensez donc à radier votre chien avant votre départ. Vous trouverez ici un lien vers les adresses, règlements et formulaires correspondants. Il doit également être radié ou modifié dans le registre national AMICUS.
Renseignez-vous également sur les obligations d’enregistrement dans votre nouveau pays de résidence.
Penser au retour
Assurez-vous que, en cas de retour en Suisse (temporaire ou définitif), votre animal puisse vous accompagner. Continuez à le faire vacciner régulièrement à l’étranger.
Il est interdit d’importer en Suisse des chiens aux oreilles ou à la queue coupées. Cela peut entraîner des difficultés lors d’un retour et, dans le pire des cas, l’animal peut être refoulé à la frontière. Clarifiez ces points suffisamment tôt auprès des autorités douanières suisses.
Quelques conseils pour finir
Habituez votre animal à voyager dans une caisse de transport ou à porter un harnais. En cas de voyage en avion, surtout si l’animal doit voyager en soute en raison de sa taille ou des réglementations du pays de destination, une familiarisation précoce réduit le stress. Choisissez soigneusement la compagnie aérienne et l’itinéraire.
Dans votre trousse de premiers secours, pensez également à votre compagnon à quatre pattes. Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur les médicaments nécessaires dans le pays de destination.
Enfin, demandez-vous honnêtement si le voyage ou l’expatriation conviendra à votre animal. Les animaux âgés peuvent avoir du mal à s’adapter à un nouvel environnement ou à supporter les contraintes du voyage. Un husky au pelage épais ne sera pas forcément à l’aise sous des températures tropicales.
Une fois toutes les exigences remplies et les démarches effectuées, vous pourrez enfin partir vers une nouvelle vie – pour vous et votre fidèle compagnon.
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